La chanteuse française la plus diffusée dans le monde apporte son soutien au producteur de musique passé à tabac par des policiers.

« Merci aux caméras et courage à Michel », a twitté vendredi Aya Nakamura, chanteuse française la plus diffusée dans le monde, en soutien au producteur de musique Michel Zecler passé à tabac par des policiers.

La star, qui a plus de 2,5 millions d’abonnés sur Instagram et près d’un millions de suiveurs sur Twitter, accompagne ce message de la vidéo de l’homme frappé par les policiers.

Dadju, l’un des plus gros vendeurs de disques en France, frère de Gims, a posté dans une story sur Instagram une photo du visage ensanglanté du producteur noir. Benjamin Biolay, par le même biais, a lui aussi diffusé des photos de la scène captée par les caméras avec cette mention « insupportable, choquant, injuste, fou ».

Le directeur général de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) Jean-Noël Tronc, « profondément choqué par images insupportables », a posté sur Twitter un message en solidarité à « Michel Zecler dont la dignité extrême dans sa réaction est une leçon de démocratie et de courage ». « Au-delà des faits individuels, une question de fond se pose pour la République et la diversité qui fait notre force », écrit-il encore.

« Ces images insoutenables nous font mal à la République », prolonge Bruno Lion, président du Conseil d’administration de la Sacem, sur Twitter. « Nous exprimons émotion et solidarité à Michel Zecler & son équipe. Nos collègues doivent pouvoir vivre et travailler en paix quelle que soit leur couleur de peau ».

« Voici pourquoi nous continuerons à filmer la police »

Mathieu Kassovitz, Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Alexandra Lamy ou encore Ahmed Sylla, Pierre Lescure et Kheiron se sont également mobilisés après la publication par le site Loopsider de la vidéo de l’agression. « Voici pourquoi nous continuerons à filmer la police », a notamment écrit le réalisateur de La Haine sur Instagram.

« Je suis évidemment outré. J’ai essayé de me tenir à l’écart du débat sur cette loi qui nous empêche de filmer les policiers. Cette vidéo me fait bouillir et réagir. On ne peut pas laisser passer ce genre de choses dans ce pays. Il faut qu’on trouve des choses, que nous filmions la police, qu’on ait le droit ou pas, et qu’elle soit responsable de ses actes », a-t-il ajouté.

Les quatre policiers qui font l’objet d’une enquête de la police des polices après les images de violences sur le producteur sont convoqués ce vendredi pour être entendus sous le régime de la garde à vue. Les quatre hommes, suspendus depuis jeudi de leurs fonctions, sont attendus dans les locaux de l’IGPN, chargée de cette enquête ouverte depuis mardi pour « violences » et « faux en écriture publique ».

Source: BFM


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