• Mode : Mossi Traore trouve l’inspiration dans la peinture

    Auteur : Boubacar Camara | avril 26, 2022 | 141 views

La collection printemps-été 2022 du styliste Mossi Traore a été imaginée en collaboration avec le peintre malien Ibrahim Ballo.

La collection

Créateur d’origine malienne, Mossi Traore a grandi à Villiers-sur-Marne et est encore peu connu du grand public. Pourtant, cet ancien de l’école parisienne Mod’Art a été lauréat du prix Pierre Bergé de l’Andam en 2020, qui récompense les jeunes créateurs de mode. Il a aussi créé en 2015 « Les Ateliers Alix », école de mode visant à former les jeunes générations aux techniques de la couture (broderie, corseterie, travail du cuir…), avant de lancer sa marque Mossi en 2017. Son créneau ? Une mode minimale et architecturée, qui s’exprime chaque saison autour d’un partenariat artistique. La collection printemps-été 2022 n’échappe pas à la règle. Présentée le 4 octobre au Carrousel du Louvre, cette dernière se compose de 14 silhouettes féminines imaginées en collaboration avec le peintre malien Ibrahim Ballo. Porté par la bande-son de l’Ivoirienne Nawa Sylla, invitée à réaliser une suite sonore inspirée de l’Afrique de l’Ouest, ce vestiaire aux coupes confortables (robes amples, blousons, jupes fendues, manteaux peignoir) mixe couleurs chaudes (ocre, orange, bordeaux), artisanat (broderie de laine, pièces peintes) et raffinement (drapés et coupes en biais). Des qualités qui s’appliquent aussi au travail du peintre.

« Méditation » (2019), Ibrahim Ballo. Acrylique et fils de coton sur toile.
« Méditation » (2019), Ibrahim Ballo. Acrylique et fils de coton sur toile.©Courtesy Galerie Marion Chauvy

La référence

Né en 1986, diplômé de l’Institut National des Arts de Bamako (2012), lauréat du prix de l’atelier Sahm en arts visuels (2017), et membre de Tim’arts (un collectif de jeunes artistes basés au Mali), Ibrahim Ballo appartient à la nouvelle vague d’artistes africains. Mariant habilement peinture et tissage, l’artiste – qui a grandi dans un environnement de tisserand – s’applique à revaloriser dans ses oeuvres ce savoir-faire ancestral. « Pour cette collection, j’avais envie de renouer avec mes racines maliennes et il semblait logique et naturel qu’Ibrahim soit l’artiste invité. Durant un mois, Ibrahim a travaillé au sein de notre studio créatif et collaboré avec notre équipe. Ces échanges riches ont donné vie à des couleurs, des broderies, des motifs et des imprimés qui se retrouvent sur des vêtements en série ou en pièces uniques », explique Mossi Traoré.

Source: lesechos.fr


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