La superstar malienne Oumou Sangaré a sorti son nouveau clip « Kamelemba », ce jeudi 3 décembre 2020. Cette chanson parle des séducteurs, qui trompent les filles avec des paroles mielleuses dépourvues de toute vérité, a indiqué la diva de Wassoulou. Une chanson tirée de son nouvel album «Acoustic», qui est une réimagination de sa sortie très appréciée de « Mogoya » (humanisme).

« Acoustic » est le dernier chapitre d’un trio de projets connexes, l’album 2017 « Mogoya » et « Mogoya Remixed » 2018, qui ont vu les compositions d’Oumou Sangaré réorganisées par des fans de haut niveau, dont Sampha, Spoek Mathambo et St Germain.

« Acoustic » a été enregistré au studio Midi Live de Villetaneuse en direct, sans amplification, sans reprise ni overdubs, et sans casque. « Acoustic » comprend un groupe composé des choristes Emma Lamadji et Kandy Guira, du guitariste et directeur musical Guimba Kouyaté, du virtuose de kamele ngoni Brahima Diakité « Benogo » et de Vincent Taurelle.

À travers les onze chansons, Oumou Sangaré revisite de manière épurée un « Acoustic » renforçant sa position de leader d’opinion au Mali, établie avec ses débuts marquants en 1989 avec « Moussolou » (les femmes). Une cassette qui s’est vendue à plus de 250 000 exemplaires et a beaucoup fait pour la cause féministe en Afrique de l’Ouest.

« Saa Magni » (la mort est amère), qui déplore le décès d’Amadou Ba Guindo, membre de l’Orchestre National Badema, et « Diaraby Nene » (l’amour) tiré de « Moussolou » et récemment échantillonné par Beyoncé sur « MOOD 4 EVA », dans lesquels les paroles d’Oumou Sangaré osaient détailler ses premières rencontres physiques. Oumou Dily a affronté tous les tabous, dénonçant l’excision, les mariages forcés et la polygamie. Un système qui a été responsable de l’effondrement de sa propre famille.

La sortie de « Mogoya », en 2017, a marqué le retour tant attendu d’Oumou Sangaré après 8 ans, au cours desquels elle avait dirigé ses nombreuses entreprises, dont l’agriculture et la pisciculture. Avec cet album, enregistré entre Stockholm et Paris en coproduction avec A.l.b.e.r.t. (Air, Beck), la femme qui avait troqué la vente d’eau dans les rues de Bamako contre une célébrité mondiale a renoué avec son public. Marquant une ligne fine entre la musique traditionnelle de Wassoulou et une curiosité tournée vers l’avant, les instruments maliens ont été augmentés par la guitare électrique, la basse et les synthés, avec le légendaire Tony Allen à la batterie.

Source: Afrik


Commentaire