• Film documentaire : le long-métrage, «la promise», de Hawa Aliou N’diaye présenté à la presse

    Auteur : Boubacar Camara | juin 3, 2021 | 86 views

Après la Main d’or de Samba, Kuma et l’Absence, Hawa Aliou Ndiaye vient de présenter à la presse la première projection de son dernier long-métrage documentaire, «La promise». C’était lundi dernier dans la salle de projection du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM).

Il s’agit d’une série d’entretien avec des femmes et des hommes dans leurs respectives «relations» avec les djins. En plus des interviews, le film tente de montrer les péripéties de ces femmes dans leur «possession» par les djins. Si certaines se résignent dans cette relation contre nature, d’autres refusent carrément d’accepter le fait accompli et tentent d’échapper de ces liens qui entravent leur vie. En tout cas, le film démontre que le phénomène semble prendre des proportions dans notre société.

Dans ce film documentaire, la réalisatrice va se rapprocher des communautés Koreduga et de leur pratique thérapeutique traditionnelle : une invitation à la bouffonnerie, dont la philosophie sans connotation religieuse est reconnue par l’Unesco comme un patrimoine universel de l’humanité.

Le talent de Hawa Aliou N’diaye a déjà été reconnu lors du Festival de court métrage Clap Ivoire en 2019 où elle a obtenu le grand Koddjo Ebouclé. C’était avec son film de fiction intitulé «Kuma» qui raconte l’histoire de Anita, une jeune femme devenue muette. L’histoire de la jeune fille est racontée à travers une caméra subjective lors d’une visite dans une prison pas comme les autres. On y apprend le passé d’Anita, et découvre le traumatisme qu’elle a subi.

Hawa Aliou N’diaye a déjà, à son actif, plusieurs réalisations comme «Les mains d’or de Samba», un docu-fiction de 28 minutes. Ce film a été présenté au 25è Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) en 2017. Il traite du cas d’un enfant à la main magique et qui est donc capable de guérir des maladies. Il doit soigner seulement un malade. S’il en arrive à deux, l’enfant lui-même y laissera sa vie. Après avoir soigné et guéri un premier malade, l’enfant décide de préserver sa propre vie en refusant de soigner un second malade.

Son court métrage intitulé «L’absence» réalisé dans le cadre de son projet de formation tourne dans de nombreux festivals à travers le monde. Il a obtenu le prix du meilleur film documentaire aux 12è Rencontres internationales du film court (RIFC) de Yaoundé au Cameroun en novembre 2016.

«L’absence» a participé à des festivals notamment en France, en Allemagne. Lors du festival du film documentaire de Saint-Louis, tenu en décembre 2016, le film a également reçu une mention du jury. Il a d’ailleurs remporté le prix de la meilleure réalisation au festival de court métrage de Tananarive à Madagascar.

Hawa Aliou Ndiaye est titulaire d’un master I de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bamako depuis 2010. Elle était en fonction au Rectorat quand elle a décidé de faire un film sur cet enfant qu’elle venait de rencontrer dans la réalité. Pour faire ce film, elle a dû suivre une formation en Master II en audiovisuel à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal en 2013. à peine entrée dans ce cercle, Hawa est déjà une réalisatrice à succès.

Source: l’Essor


Commentaire