Depuis sa création par le ministère français de la Culture en 1982, la Fête de la musique est devenue un événement fédérateur, un grand mouvement populaire, national et international autour de la musique. Chaque année, elle est célébrée le 21 juin. Pour cette année marquée par l’épidémie du coronavirus, la manifestation sera inédite.

Afin de garantir la sécurité de toutes et de tous, elle intégrera obligatoirement les normes sanitaires en vigueur et ne devra pas créer de rassemblements physiques non autorisés. La fête de la Musique doit permettre de rassembler autour de la musique et des artistes.

Chez nous, s’il est impossible d’organiser des grands spectacles avec des centaines voire des milliers de spectateurs comme c’était le cas avant cette crise sanitaire. Mais des night-club feront le show durant ce week-end.

Madou Sidiki Diabaté, Nabintou Diakité et Ben Zabo se produiront à l’espace culturel l’Africa club. Ces prestations seront également retransmises en direct sur la page facebook de « i4africa.org» piloté par notre confrère Mory Touré. Un espace qui n’accueille pas plus de 50 clients, nous dit-on, afin de respecter les mesures de distanciation édictées par les autorités.

En outre, les mélomanes pourront suivre de concerts de musique sur Internet et sur différentes chaînes de télévision aussi bien du Mali que d’ailleurs. En effet, la Fête de la musique est aussi une fête internationale célébrée sur les 5 continents. L’Institut français organise des éditions numériques avec des artistes français et du monde entier. Plus de 50 événements et une centaine d’artistes de par le monde seront ainsi à découvrir sur la plateforme participative Mélo (https://www.melo-app.com/) durant tout le week-end.
Rappelons qu’en moins de dix ans, la Fête de la musique est reprise dans quatre-vingt-cinq pays, sur les cinq continents. Le succès international, phénomène de société, un timbre-poste lui est consacré en 1998. En 2017, plus de 120 pays dans le monde participaient à la Fête de la musique.

La Fête de la musique est aussi porteuse de nouvelles tendances musicales : renouveau des musiques traditionnelles, explosion des musiques du monde, développement des chorales, apparition du rap, de la techno, des musiques urbaines, etc. Elle entre dans les prisons, partage la vie des malades et du personnel de l’hôpital, rapproche les établissements scolaires de la musique, établit des liens et des échanges entre la ville et ses périphéries, irrigue les communes rurales, valorise le travail d’un individu, d’un groupe, d’une association ou de toute une communauté.

La Fête de la musique favorise ainsi naturellement la visibilité et l’accès aux pratiques artistiques et culturelles et manifeste chaque année sa capacité à évoluer et à se pérenniser.

Source: L’ESSOR


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