• Festival Clap Ivoire : Djélika Mama Traoré, lauréate du grand prix Kodjo Ebouclé

    Auteur : Boubacar Camara | septembre 13, 2021 | 63 views

La 21è édition du Festival «Clap Ivoire», réservé aux jeunes réalisateurs de l’Afrique de l’Ouest s’est achevée, jeudi dernier, à Abidjan en Côte d’Ivoire. Notre pays remporte à nouveau le grand prix intitulé : Prix Kodjo Ébouclé à travers «Ma passion» de la jeune réalisatrice Djélika Mama Traoré. C’est une récompense d’une valeur de 5 millions de Fcfa.

Le prix de la meilleure fiction a été attribué à l’Ivoirienne, Audrey Toboe, celui du meilleur documentaire est revenu au Togolais, Mathias Noussougnon. Chacun d’eux remporte 3 millions de Fcfa. Cette grande manifestation cinématographique, organisée par la direction de la cinématographie de la Côte d’Ivoire est parrainée par l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). La lauréate du prix du ministère de la Culture de Côte d’Ivoire est l’Ivoirienne Elisabeth tandis que le prix de l’intégration a été remporté par notre second représentant, Toumani Sangaré, avec son film documentaire «Mamy». Au total 16 films des 8 pays de la zone UEMOA étaient en compétition.

Notre délégation était conduite par le directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), Modibo Souaré. Djelika Mama Traoré a déclaré : «Je suis tellement contente et fière de remporter ce trophée. Ce qui me touche le plus, c’est de voir le message véhiculé dans le film écouté au Mali et en Afrique. J’espère que mon film contribuera au changement des mentalités et des conditions des femmes artistes dans nos sociétés».

Le film «Ma passion», en 13 minutes, évoque la vie difficile des femmes évoluant dans le domaine des arts dans les sociétés africaines conservatrices comme au Mali. Il interroge les obstacles qui jalonnent le parcours des femmes artistes dans ces sociétés à travers le trajet de Fatima Maïga, une jeune comédienne et musicienne malienne.

Le documentaire Mamy est une fiction qui raconte l’histoire d’une jeune fille de 9 ans qui discute avec l’esprit de Modibo Keïta, le jour de l’investiture du nouveau président de la République qui n’est autre que sa mère. Mamy possède d’étranges pouvoirs… C’est le jour de l’investiture et Mamy s’interroge avec beaucoup d’inquiétudes parce que sa mère est la première présidente du Mali.

Rappelons que notre pays remporte ce grand prix pour la troisième fois, notamment en 2008 avec le documentaire de Fatoumata Sidibé intitulé : «Les pharmacies ambulantes» puis en 2019 avec «Kuma» de Hawa Aliou Ndiaye qui avait remporté en même temps le prix de la meilleure interprétation féminine et celui de la meilleure photographie. «Les derniers tirailleurs, documentaire historique» avait obtenu en 2011 le Prix UEMOA dans la catégorie des documentaires.

Source: l’Essor


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