• Aboubacar Sissoko élu athlète de l’année au Canada

    Auteur : Boubacar Camara | juillet 3, 2020 | 95 views

Notre compatriote Aboubacar Sissoko qui évolue avec l’équipe de soccer des Carabins affiliées (ndlr : nom porté par les équipes du programme de sport d’excellence de l’Université de Montréal Soccer Arts et Sciences et des ses écoles) a remporté le prix d’athlète masculin par excellence, tous sports confondus à l’échelle canadienne et une bourse de 10.000 dollars canadiens (environ 4,2 millions de Fcfa) pour des études supérieures. La cérémonie de remise du trophée et de la bourse d’études s’est déroulée le 25 juin dernier à l’occasion d’une remise virtuelle au Canada. Meilleur joueur de soccer du pays au terme de la dernière saison, le milieu de terrain et capitaine des Bleus, Aboubacar Sissoko a considérablement aidé son équipe à remporter la médaille d’argent dans le championnat canadien.

C’est son rôle déterminant dans l’acquisition de la médaille d’argent pour son équipe qui lui a permis de remporter cette distinction. Le Malien succède au palmarès à l’ailier défensif Mathieu Betts de l’Université Laval, qui a été honoré l’an dernier. Aboubacar Sissoko est le troisième athlète dans l’histoire des Carabins à mériter ce prestigieux honneur instauré en 1993 derrière les volleyeuses Laeticia Tchoualack (2008) et Marie-Alex Bélanger (2018). «Je dédie ce trophée à ma mère décédée le 1er mai dernier et qui avait pris part à toutes nos parties cette saison et malgré la pluie et le froid, elle a été présente au championnat canadien. Avant son décès, elle priait tous les jours pour ses enfants. Au-delà de mon talent, ce sont les prières de ma famille qui m’ont permis de gagner ce prix que je dédie à tous les parents. Je parle aux membres de ma famille une dizaine de fois par jour par Facetime. Ma grande sœur est devenue ma maman», a confié Aboubacar Sissoko après avoir reçu son trophée.

Pour le champion, le travail et la persévérance sont toujours déterminants dans la réussite. «Cet honneur est un bel exemple qui prouve qu’avec du travail et de la persévérance, on peut atteindre ses objectifs dans la vie. Quand j’ai été retranché par Hamilton (CPL) l’an dernier, je voulais arrêter le soccer, mais ma mère, mes deux frères et ma sœur m’attendaient à l’aéroport et ils m’ont convaincu que j’allais connaître du succès si je continuais. Ce fut un mal pour un bien puisque je n’aurai pas connu cette année incroyable avec les Carabins si j’avais signé un contrat à Hamilton», a rappelé Aboubacar Sissoko.

Le jeune milieu de terrain joue maintenant avec les Wanderers de Halifax toujours dans la Canadian Premier League après avoir pris part au camp d’entraînement des Whitecaps de Vancouver dans la MLS. «J’ai passé 40 jours à Vancouver et Marc Dos Santos l’entraîneur-chef m’a permis de progresser énormément. Il m’a aidé et guidé», a précisé le jeune Sissoko. Agé de 24 ans (il est né le 9 octobre 1995), Aboubacar Sissoko a découvert l’équipe nationale du Mali en 2014 lors de la coupe d’Afrique des nations U-20. À son retour à Montréal, on lui diagnostique la malaria et il ratera la Coupe du monde de 2015 en Nouvelle-Zélande où les Aiglons décrocheront la médaille de bronze.
«Je suis passé à côté de la mort. J’ai été hospitalisé et j’ai passé trois jours dans le coma. J’ai perdu du poids et je n’ai pas joué pendant plusieurs mois».

Source: l’Essor


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